Un salarié motivé en 6 étapes

Un salarié motivé en 6 étapes Pour trouver et garder un travailleur motivé, il faut du temps et de l’énergie. Le programme ci-dessous résume pour vous les étapes les plus importantes pour y parvenir.

1) Trouver le bon travailleur
L’enseignement, qu’il soit à temps partiel ou à temps plein, est une source importante de travailleurs. Vous pouvez vous adresser aux écoles pour trouver des stagiaires ou des apprentis. Vous pouvez également demander la liste des élèves diplômés aux services de placement des écoles de votre région.

Encore quelques conseils :

Adaptez vos exigences au diplôme : normalement, un jeune qui a suivi une 7e année de spécialisation en Technicien en Automobile dans l’ETQ est plus à même de développer une pensée analytique et de travailler de manière autonome qu’un Aide-mécanicien issu du CEFA. Et, d’autre part, vous pouvez attendre une plus grande expérience pratique chez un diplômé de l’EP que chez un ancien élève de l’ETQ.

En outre, une école n’est pas l’autre : ça ne peut pas vous faire de tort de demander aux collègues de la région leur avis sur les diplômés de telle ou telle école.

Et enfin : le facteur le plus déterminant est la motivation du jeune. Discutez un peu avec le chef d’atelier de l’école, le maître de stage, un collègue qui faisait partie du jury de son travail de fin d’étude ... cela vous permettra d’en savoir un peu plus sur la motivation et l’enthousiasme de votre jeune candidat-travailleur.

Voici un aperçu des différentes filières d’études qui mènent à un métier dans le secteur automobile :

Enseignement à temps plein
Enseignement technique de qualification (ETQ)
Troisième degré : Technicien en Automobile
Septième année de spécialisation : Technicien en Automobile, Électricité et électronique de l’automobile, Technicien moteurs diesel et injection.
Enseignement professionnel (EP) : Troisième degré : Mécanicien garagiste, Carrosserie
Septième année de spécialisation : Mécanicien Automobile, Électricité et Électronique de l’automobile, Mécanicien des moteurs diesel et des engins hydrauliques, Mécanicien des moteurs et des engins horticoles, Techniques spécialisées de carrosserie, ...
Apprentissage IFAPME : Garagiste (-réparateur), Carrossier (-réparateur), Mécanicien de tracteurs et machines agricoles et horticoles, Constructeur-installateur-réparateur de machines diverses, Rectifieur de moteurs. Accessoiriste d'automobiles, …Pour en savoir plus, lisez la suite de cette brochure ou rendez-vous sur http://www.ifapme.be
Enseignement professionnel à temps partiel (CEFA) : Mécanicien Automobile, Carrossier, Mécanicien cycles et petits moteurs, Aide-mécanicien, Peintre, Tôlier, Monteur de pneus, ... Pour plus d’infos : voir www.sysfal.be

Le FOREM ou l’ORBEM peuvent aussi vous aider à trouver la main-d’œuvre qu’il vous faut. Lisez la suite de cette brochure ou rendez-vous sur http://www.leforem.be ou http://www.orbem.be 

Bon à savoir :

Le métier de mécanicien automobile est reconnu comme « métier en pénurie ». Le FOREM dispose de consultants spécialisés pour vous aider à trouver un salarié adéquat.
Vous pouvez également vous adresser au Forem pour publier une offre de stage. Or, le stage est une excellente manière de voir le jeune au travail avant d’éventuellement l’embaucher !

2) Créer les bonnes attentes
Beaucoup de jeunes n’ont pas une image réaliste du travail en général et du secteur automobile en particulier. Leur première confrontation avec la pratique les déçoit parfois. À l’inverse, l’employeur ne sait pas toujours bien ce qu’il doit attendre du jeune travailleur. Il est donc important de créer les bonnes attentes dès l’entretien d’embauche. Le travailleur doit avoir une idée précise de divers éléments :

les exigences du poste : quelles compétences et connaissances techniques le travailleur doit-il avoir et quelle attitude attendez-vous de lui ?
le contenu du job, les possibilités d’évolution, le salaire et la période d’essai ;
l’environnement de travail : qui sont les collègues, quelle est la charge de travail, quelle est la flexibilité demandée ?
l’accompagnement et la formation.

De son côté, l’employeur doit savoir à quoi s’attendre avec le travailleur :

  • quelles sont les capacités du jeune ?
  • quelle est son attitude et quelle est sa motivation ?
  • quelles sont ses ambitions ?

3) Assurer un bon accueil
Il est essentiel de bien accueillir le nouveau salarié pour son premier jour de travail. Expliquez-lui encore clairement quelles sont ses tâches, ses perspectives d’évolution et ses possibilités d’accompagnement et de formation. Donnez-lui également des instructions claires en ce qui concerne la ponctualité, la propreté, l’ordre, le contact avec la clientèle, etc.

Tous les collègues doivent faire la connaissance du nouveau venu, c’est important. Il doit pouvoir se situer dans l’entreprise et savoir à qui poser ses questions éventuelles.

4) Encadrer le travailleur
À leurs débuts, les jeunes travailleurs n’en savent généralement pas assez pour travailler de manière autonome. Le jeune peut en apprendre beaucoup si on lui désigne un collègue expérimenté comme mentor ou parrain. Non seulement le jeune doit avoir quelqu’un à qui poser toutes ses questions, mais il doit aussi oser les poser. Encouragez-le donc à le faire.

5) Prévoir une formation
L’école donne une bonne base aux jeunes, mais les ficelles du métier doivent s’apprendre sur le tas. Pour se transformer en main-d’œuvre de qualité, votre jeune travailleur a besoin de formation. Prévoyez donc un itinéraire de formation interne et externe. EDUCAM propose un large éventail de formations techniques et autres. Et si vous introduisez un plan de formation, les frais de formation vous seront en outre remboursés en grande partie. Pour tout complément d’information, rendez-vous sur www.educam.be.

6) Assurer un suivi du travailleur
Une fois que le jeune est au travail, il est important de suivre son intégration et son évolution dans l’entreprise. L’employeur et le travailleur doivent se retrouver régulièrement (tous les deux mois, par exemple), surtout au cours de la première année, pour une évaluation : l’employeur est-il satisfait, le travailleur est-il satisfait, quelles sont les attentes des deux, le travailleur a-t-il besoin d’une formation, y a-t-il des difficultés, ... ? Le travailleur se sentira davantage concerné grâce à ces discussions régulières. Et c’est le meilleur moyen de le lier à l’entreprise.

 

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